Présentation

Présentation
Bienvenue sur mon blog!
J'ai décidé d'écrire une fiction qui parle d'Edward et Bella.
Elle ne suit pas hésitation.
C'est une nouvelle rencontre, dans un univers totallement différent, entre nos deux âmes soeurs.
Il ne faut même pas tenir compte de fascination.
Les personnages d'origine ont été conservés, mais leurs liens ont été bouleversés.
J'espère que ma fiction vous plaira.
Donnez-moi vos impressions s'il vous plaît.
Bonne lecture!

Pauline



Et voici le blog de mon autre fiction, qui suit hésitation: breaking-dawn-fic

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 08:44

Prologue

Prologue
Nos regards se croisèrent. C'était impossible. Je devais rêver. Bien que cela ne me fût plus possible. Mais pourtant il était bien là, en chair et en os. Plus séduisant que jamais. La stupeur se lisait sur ses traits. Sur toutes les universités existant aux Etats-Unis, pourquoi avait-il fallu qu'il vienne étudier dans celle-ci ? En regardant son visage, je devinais déjà ce qui allait se produire.

Nous retomberions dans les bras l'un de l'autre.

Nous vivrions notre relation en nous cachant comme nous pourrions.

Nous serions encore une fois découverts.

Nos familles nous sépareraient de nouveaux.

Et la souffrance de cette séparation- inévitable- apparaîtrait. Elle nous écraserait, nous rendrait malheureux à en mourir. La seule et unique raison de notre existence se résumerait à l'espoir. L'espoir de se revoir un jour ou l'autre.

Je savais pertinemment que notre amour était défendu, que la décision la plus sage aurait été de partir en courant, et de ne plus jamais remettre les pieds dans cette université. De tirer un trait sur lui. De le chasser de ma mémoire, de l'oublier. Mais c'était impossible. J'en étais tout bonnement incapable. Je contemplais ses traits marmoréens. Il était resté le même, malgré le temps qui avait passé.

Un sourire s'étira sur mon visage.

Pour la première fois depuis cinquante ans.

Mon c½ur chantait sa joie.

Pour la première fois depuis cinquante ans.

En cet instant, j'étais heureuse. Je venais de retrouver mon âme s½ur. Il se rapprocha lentement de moi, mettant fin à la distance qui nous séparait et murmura « On m'a enfin rendu à toi, mon amour ». Et nos lèvres se touchèrent.



Je m'appelle Bella, je suis un vampire depuis quatre vingt-dix ans. J'appartiens au clan des Volturi.

Mon grand amour s'appelle Edward, c'est un vampire depuis tout juste un siècle. Il appartient au clan des Cullen.

Nos familles sont ennemies depuis près de deux cent ans.

Et pourtant, nous nous aimons.

Cet amour est impossible.

Mais il repousse chaque jour ses limites.


« Comment barrer la route à l'amour par des pierres ? Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter. » Roméo





Alors, vos impressions? Est-ce que cela vaut la peine que je continue cette fiction ou pas?

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 08:48

Chapitre 1

Chapitre 1
Londres, août 1968

La peur se reflétait sur le visage de ma victime. Son c½ur battait si fort que j'étais capable de l'entendre. Je m'approchais lentement de son cou, prête à lui ôter la vie. Je n'eus pas le temps d'enfoncer mes dents dans sa chair, car je fus propulsée à deux mètres du sol. Je retombais sur mes pieds, prête à attaquer. Qui osait ainsi me voler mon repas ? Je n'avais pas peur de me battre, et ne demandais qu'à administrer une correction au maudit vampire qui s'était trouvé sur mon chemin. Je poussai un cri de surprise en reconnaissant la personne qui me faisait face. L'étonnement se lisait aussi sur ses traits.

"Bella ? C'est vraiment toi ?

-Parce que maintenant tu ne me reconnais plus, Edward ? Crachais-je d'un ton plein de mépris.

-J'ai peine à croire que tu te trouves bien là, en face de moi. Mais je suis heureux de te revoir Bella.

Un sourire triste s'épanouit sur ses traits. Me revoir lui faisait penser au passé, à tout ce que nous avions vécus ensemble. Et à tout ce qu'il avait laissé... Je sentis la colère monter en moi. Il fallait qu'il paie pour ce qu'il m'avait fait endurer, et pour la façon indigne dont il m'avait abandonnée.

-Tu oses me parler de la même façon qu'il y a 40 ans ? Comme si nous étions toujours amis et que tu ne m'avais quittée qu'hier ? Tu n'es plus mon ami Edward. Tout ça est du passé. Tu nous as trahis et tu n'as même pas pris la peine de me dire au revoir ! Je n'ai eu le droit qu'à une vulgaire lettre ! As-tu seulement une idée de la peine que tu m'as causée ?! Tu étais mon seul ami et tu m'as abandonné lâchement, sans même te donner la peine de me donner une explication ! Si tu savais à quel point j'ai envie de te frapper ! Cela fait trop longtemps que j'attends l'occasion de me venger et elle se présente enfin ! Je ne vais pas te laisser t'échapper cette fois, Edward Anthony Masen !

La colère -que j'avais jusque là réussi à maîtriser- prit le dessus. Je me jetai sur Edward et m'apprêtai à lui assener un coup de poing en pleine figure. Ses réflexes, malheureusement, étaient toujours trop rapides pour moi et il retint mon bras avec une de ses mains. Je l'observais rageusement et m'apprêtais à contre-attaquer. Mais son expression me retint. Ses traits étaient déformés par le chagrin et le remord. Contempler ce visage angélique tordu par la douleur était intolérable, et je réussis à m'empêcher de le frapper de nouveau. Ce à quoi je ne m'attendais pas, ce fut à ce qu'Edward fit ensuite.

Il m'attira brusquement contre lui, comme s'il avait peur que je m'échappe. Il m'enlaça et me murmura au creux de mon oreille :

-Je suis tellement désolé, Bella. Je t'en prie, pardonne-moi.

Sa voix était comme brisée, sûrement par ma faute. Ma colère retomba peu à peu, mais ne disparu pas pour autant. Les secondes passèrent, et je restai immobile, telle une statue. Je ne savais pas pourquoi je ne le repoussais pas, car j'étais censée être en colère contre lui. Peut-être parce que, je devais me l'avouer, j'étais plus que bien nichée dans ses bras. Me vint alors à l'esprit que notre étreinte ne ressemblait pas à celles qui étaient amicales. On aurait plutôt dit un couple pendant un moment de tendresse. Je chassai vite cette pensée de mon esprit, Edward avait toujours été mon ami, point final. Je m'interdisais de penser à lui autrement. Cela aurait été d'autant plus hors propos qu'il comptait à présent parmi mes ennemis.

Le retrouver aujourd'hui me faisait revivre mes premières années en tant que vampire. J'avais été transformée en 1928, à l'âge de dix-sept ans. Aro, mon père, m'avait trouvée prometteuse car il n'arrivait pas à lire mes souvenirs et pensées. Il m'avait alors donné l'immortalité et m'avait intégré dans son clan : celui des Volturi. Quelques jours après ma « renaissance » je fis la connaissance d'Edward, un autre protégé d'Aro. Nous nous liâmes vite d'amitié et passâmes deux années ensemble. Etant un nouveau-né, mon côté sauvage et violent m'empêcha de me rendre compte de l'attachement que j'avais pour Edward et de ma dépendance à cette amitié qui me rendait fort heureuse. Je commençais à redevenir peu à peu moi-même lorsqu'Edward partit. Un matin, je me rendis dans sa chambre pour discuter de tout et de rien. A la place de trouver mon ami, je ne trouvais qu'une lettre. Courte, froide, évasive. Il m'expliquait qu'il avait besoin de changer d'air et quittait le clan des Volturi. Nous apprîmes par la suite qu'il avait rejoint celui des Cullen : notre pire ennemi.

Ce n'est qu'une fois avoir perdu quelqu'un que l'on se rend réellement compte de l'attachement que l'on avait pour lui. Le départ précipité de mon seul et véritable ami me plongea dans un état de grande détresse. Aro craignit même que je ne veuille mettre fin à mes jours ou que je rejoigne Edward dans le camp adverse, et je fus donc l'objet d'une surveillance constante et agaçante. Les années passèrent, et jamais je n'eus une seule nouvelle de lui. Tout portait à croire qu'il m'avait oubliée. Je m'efforçais donc de faire de même, et continuais à vivre ma vie au beau milieu de ma famille. Il ne fut bientôt plus qu'un souvenir pour moi, mais jamais je ne l'oubliai tout à fait. Il avait laissé une marque trop profonde en moi, et jamais je ne réussis à comprendre pourquoi. Peut-être notre amitié avait été très pure et nos sentiments d'une sincérité profonde. Même aujourd'hui, je n'avais toujours pas de réponse. Mais je savais néanmoins que le revoir aujourd'hui ne ferait que rouvrir une blessure cicatrisée, et que je souffrirai de nouveau.

Au bout d'un moment je me libérais de son étreinte, refusant de revivre tous mes souvenirs liés à lui. Tout cela était trop douloureux. Je finis par remarquer que la main d'Edward emprisonnait toujours mon poignet.

-Je ne vais pas m'enfuir Edward, ne t'inquiète pas. Je ne suis pas lâche.

Il relâcha mon bras et me demanda :

-Comment vas-tu Bella ?

-Très bien. Et toi, es-tu satisfait de ta nouvelle famille ? Tu as énormément déçu Aro, tu sais. Pendant quelques temps il n'a plus été le même. Il se sentait trahi. Tout comme moi, d'ailleurs.

-Les Cullen sont adorables. Je ne me suis jamais senti aussi heureux de toute ma vie. Et mon bonheur est complet depuis que je t'ai retrouvé.

-Mais ça ne durera pas Edward. Nos familles sont ennemies maintenant, donc je ne peux plus te parler. Et je suis sûre que je ne t'ai pas manqué du tout, sinon tu m'aurais donné de tes nouvelles.

-Comment peux-tu dire des choses pareilles ? Tu as été ma meilleure amie pendant plus de deux ans ! Jamais je n'aurai pu t'oublier.

Ces paroles n'eurent pas l'effet escompté. Au lieu de me remplir de joie, elles ne firent que renforcer mon agacement. Parce qu'elles semblaient trop belles pour être vraies, et parce que mon estime pour Edward avait été perdue il y a bien longtemps. Elles ne pouvaient être sincères. Je le coupais sèchement :

-Arrête, Edward. Ce qui est fait est fait, tu n'y changeras rien.

-Je sais. Et ta colère est légitime, tu t'es sentie abandonnée et trahie par ma faute. Frappe-moi si ça te permet d'aller mieux. Je le mérite après tout.

-Non, ça n'ira pas jusque là. Je vais partir, et on ne se reverra jamais. Je chasserai cette entrevue de ma tête, et ce sera comme si elle n'avait jamais existée. Adieu, Edward. J'ai été heureuse de te connaître.

J'osais croiser son regard. Grave erreur, ses prunelles ne reflétaient que le chagrin. Ma résolution failli vaciller. Mais comment était-il possible que ses yeux aient autant de pouvoir sur moi ? Je me détournais et quittais la ruelle à vitesse humaine, de façon à ne pas me faire remarquer par ceux-ci. Le trajet me paru durer une éternité, mais je parvins tout de même à ma voiture. Je ne pris pas la route qui menait à ma maison, mais celle qui me permettait de me rendre dans une immense forêt. J'avais besoin de prendre l'air, et de réfléchir. Je me garais sur le bas côté de la route, et m'enfonçais dans la pénombre. Le bruit des branches et des oiseaux était très apaisant, et faisait oublier l'atmosphère lourde et oppressante de la ville. Ayant l'éternité devant moi, je pris tout mon temps pour revivre mon entrevue avec Edward.

Il n'avait pas du tout changé, et ce malgré le temps qui avait passé. Entendre sa voix et respirer son odeur avaient eu pour seul bénéfice de me rappeler à quel point elles m'avaient manquées. Le revoir n'avait vraiment pas été une bonne chose, comme je m'y attendais. Mais par-dessus la tristesse, je ressentais la déception. Une partie de moi aurait voulu qu'il m'empêche de partir tout à l'heure. Mais il n'avait rien fait de tel. Cela devait prouver qu'il ne tenait pas du tout à moi. Inconsciemment, je m'étais remise à espérer que je lui avais bel et bien manqué durant toutes ces années, et cela avait encore été en vain. Une autre question me titillait. Pourquoi Edward et moi nous étions nous enlacés si longuement ? Peut-être avait-il agit ainsi par remords. C'était en tout cas ce qui semblait le plus probable. Et moi, comme une idiote, je ne l'avais pas repoussé. Il fallait vraiment que j'arrête de penser à tout ça, sinon j'étais bien partie pour avoir une migraine. En admettant que ce soit possible pour une fille comme moi.

Je m'allongeai sur l'herbe, fermai les yeux et me laissai bercer par les bruits de la nature. Je me concentrais de toutes mes forces pour essayer de dormir, comme lorsque j'étais humaine. Une voix familière me fit immédiatement rouvrir les yeux.




Et voilà, je suis enfin de retour, avec en prime le premier chapitre. Il aura mis longtemps à arriver, et je m'en excuse. J'espère que vous l'avez aimé. Je n'ai pas encore écrit le deuxième chapitre, donc dites-moi si vous voulez la suite. Merci pour vos très nombreux commentaires pour le prologue, ça fait toujours plaisir!

Suite au 30eme commentaire (désolée, mais je ne vais pas écrire un chapitre si c'est pour que personne ne le lise! j'espère que vous comprennez!)

# Posté le vendredi 01 août 2008 14:03

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 11:15

Chapitre 2

Chapitre 2
Flash-back : février 1930, Volterra

Du sang. Il me fallait du sang. Maintenant. Aro avait décidé de me nourrir moins souvent, et c'était un véritable calvaire. Un humain tous les trois jours. Impossible de tenir aussi longtemps sans leur sang, si délicieux, si sucré, si...Ah, stop ! Je devais penser à autre chose, à tout sauf à ça ! Je faisais les cent pas dans ma chambre, mais rien n'y faisait. Ma gorge était si sèche qu'elle me faisait mal. Sans parler de mon estomac. J'étais plus assoiffée que jamais. Je me recroquevillais sur moi-même, et poussais un petit gémissement presque inaudible. Il fallait absolument que je me trouve une distraction. Et vite. Je décidais d'aller rendre une petite visite à Edward. Curieusement, sa présence et le son de sa voix me calmait. Je toquai à sa porte et attendis. Aucune voix ne me parvint. Je réessayais à trois reprises. Toujours personne. Je décidais tout de même de rentrer. En la balayant du regard, la chambre avait l'air telle qu'elle avait toujours été. Mais en faisant plus attention, on remarquait certaines différences. Les CD et livres avaient disparus. J'ouvris l'armoire d'Edward. La moitié de ses vêtements avaient eux-aussi disparus. Avait-il changé de chambre ? Cela semblait peu probable. Il m'aurait mis au courant. J'étais sa meilleure amie. J'allais questionner Aro lorsqu'une lettre posée au milieu de son lit attira mon attention. Sur l'enveloppe était inscrit mon nom. Curieuse, je l'ouvrais sans plus attendre.


Bella,
J'ai vraiment besoin de changement.
J'ai donc décidé de partir.
Ce clan n'était manifestement pas fait pour moi.
Je ne m'y sentais pas bien. Vraiment.
Continue ta vie comme tu le souhaites.
Mais reste toi-même.
Ne les laisse pas te changer comme ils ont essayé avec moi.
Nos chemins se recroiseront peut-être un jour.
J'ai été heureux de te connaître.
Edward.

Le choc fut énorme. Je m'effondrais sur le lit, en proie à une crise de sanglots insurmontable. Les larmes ne pouvaient couler, mais les cris pouvaient être entendus. Aro vint quelques minutes plus tard, lu la lettre tombée par terre et s'assit sur le lit à côté de moi. Il était dévasté, cela se voyait en regardant ses traits tordus par la douleur. Il avait traité Edward comme son propre fils, l'avait protégé et aidé à devenir plus fort. Et voilà comment il était remercié.

***

Je relus et relus sans cesse la lettre. Comment avait-il pu me faire une chose pareille ? M'abandonner sans même me dire au revoir. J'aurai mérité plus qu'une vulgaire lettre. Bien plus. Seule, dans ma chambre, je ruminais mes pensées. Personne ne vint prendre de mes nouvelles. J'étais transparente, inexistante pour tout le monde. La seule personne qui m'avait remarqué et aidé était partie. En fin de compte, je ne devais même pas compter pour Edward. Le monde s'écroulait autour de moi. Pourquoi vivais-je ? Toutes les personnes que j'aimais et qui m'aimaient en retour étaient mortes depuis longtemps. Pendant la guerre. Plus rien ne me retenait ici. Aro ne m'avait transformée que pour mon pouvoir. Que j'aurai aimé mourir en ce moment ! Que la vie était facile pour les humains ! Ils n'avaient pas à tuer pour survivre, pouvaient dormir, pleurer tant qu'ils le voulaient. Les femmes pouvaient connaître les joies de la maternité. Vieillir aux côtés de ceux que l'on aimait. Toutes ces choses m'étaient impossibles.


Retour dans le présent :

Je me relevais brusquement en reconnaissant la personne qui me faisait face. Félix. Encore et toujours Félix. Ce n'était vraiment pas ma journée aujourd'hui. Il dit de sa voix grave et désagréable :

« Ah ! Bella ! Je te retrouve enfin ! J'ai passé une bonne partie de la journée à te chercher !

-Comment diable as-tu encore fait pour me retrouver ? Demandais-je, plus exaspérée que jamais.

-Oh. Démétri m'a filé un petit coup de main.

-Laisse-moi deviner, tu l'as encore soudoyé ?

-Non ! Pas du tout ! C'est mon ami, je n'ai pas besoin de l'acheter pour qu'il m'aide ! Il faisait semblant d'être choqué. Pauvre Félix, c'était un si mauvais acteur. Ses mimiques le rendaient encore plus ridicule qu'il ne l'était déjà. Je répliquais froidement :

-Je n'en suis pas si sûre. Démétri est aussi mon ami, et il me préfère à toi.

-Es-ce bien certain ? Il se rapprocha de moi, et je reculais aussi sec. Il poursuivit :
Allons continuer cette discussion autre part. Je connais un coin sympa pas très loin d'ici.

-Il est hors de question que je bouge d'ici. Si je suis là, c'est parce que j'ai envie d'être seule. Et d'ailleurs, pourquoi m'as-tu cherché ?

Il marmonna des explications que je n'écoutais même pas. Il finit par laisser tomber et dit :

-Cette robe te va à ravir. Elle met tes formes très en valeur.

Cette fois-ci s'en était vraiment trop. Félix avait épuisé toute ma réserve de patience. Je hurlais :

-Félix ! Arrête ça tout de suite ! Il me regardait d'un air très appréciateur. Pars ! Maintenant ! Je ne veux plus te voir !

En idiot incarné, il répliqua :

-Tu es très belle quand tu es en colère. Tes yeux sont plus brillants.

Il avait vraiment un don pour me mettre dans une fureur noire, celui-là. Je fonçai sur lui, et l'envoyais balader au beau milieu des arbres. Il parut heureusement comprendre que la discussion était définitivement close, car il ne revint pas.
Je me rassis par terre contre un arbre, et fis des exercices de respiration. Il fallait vraiment que je me calme. Tout en me relaxant, je sentis une odeur se rapprocher. Pas celle de Félix, fort heureusement. Je crus reconnaître celle d'Edward. Je ne bougeai pas, j'étais contente qu'il m'ai retrouvée. J'allais peut-être avoir certaines explications, afin de pouvoir tourner la page, et ce définitivement. Je le vis émerger des profondeurs de la forêt, et avancer à allure humaine jusqu'à moi. Il voulait me laisser une chance de partir, au cas où je ne voudrais pas le voir. Cette petite attention délicate me toucha. Il continua d'avancer, s'assit devant moi et demanda simplement :

-ça fait combien de temps que Félix te cours après ?

-Tu nous as écoutés ! M'exclamais-je, mécontente. J'avais oublié à quel point son pouvoir était agaçant.

-J'aurai été là avant lui si je n'avais pas perçu ses pensées et m'étais arrêté. Alors ? Combien de temps ?

-Quelques années soupirais-je. Il est trop idiot pour comprendre que je ne veux pas de lui.

-C'est vrai qu'il est un peu...simple d'esprit. Je l'avais connu comme ça et je vois qu'il n'a pas changé.

J'acquiesçais. Il poursuivit :

-Bella... Je suis sincèrement désolé. Ma conduite envers toi est impardonnable, t'avoir abandonné sans t'en parler au préalable, ce n'était vraiment pas une bonne idée. Je...

Je le coupais net. Sinon il allait continuer à s'excuser pendant des heures, tel que je le connaissais. Je ne voulais que des explications.

-C'est surtout ta lettre qui m'a fait beaucoup de peine. Je ne pensais pas que je comptais si peu pour toi. On aurait dit que j'étais devenue une inconnue pour toi, que nous n'avions jamais été amis. Qu'est-ce que je représentais à tes yeux ? En lisant cette lettre je me suis rendue compte que j'avais perdu mon meilleur ami, et pire encore, que cette amitié était plus chère à mes yeux qu'aux tiens.

Edward ouvrit de grands yeux. Il semblait surpris, et même indigné.

-Comment peux-tu dire une chose pareille ? Tu étais et tu restes ma meilleure amie. Je devais rédiger une lettre aussi distante que possible parce que je savais qu'elle allait circuler dans tout le clan. Mais apparemment tu n'as pas trouvé ma deuxième lettre.

-Ta deuxième lettre ? Demandais-je, incrédule et sceptique.

-Oui. J'en avais rédigé une deuxième pour toi. Mais celle-là je l'avais cachée. Tu te souviens de notre livre préféré ? Je ne l'avais pas emmené avec moi, et j'ai caché la lettre à l'intérieur. Je pensais vraiment que tu finirais un jour ou l'autre par l'ouvrir. Mais même avec l'existence de cette seconde lettre, cela n'excuse en rien mon comportement lâche. Tu méritais plus qu'une lettre, aussi touchante soit-elle.

J'acquiesçais faiblement. Ses explications me laissaient interdite. Je devais absolument retrouver cette lettre. Il me la fallait. Mais il y avait plus important que la découverte de l'existence de cette lettre. Une vérité, puissante commençait à s'insinuer en moi. Edward ne m'avait jamais oubliée. Involontairement, je me mis à sourire. Cela n'échappa pas à mon ami, qui resta tout de même silencieux. Je finis par m'apercevoir que la nuit commençait à tomber. Je me relevais lentement, et poussais un soupir avant de dire :

-Je vais devoir y aller. Les autres vont se poser des questions si je rentre trop tard.

-D'accord répondit simplement Edward. Bella, est-ce qu'on va se revoir ?

-Je ne pense pas Edward. Je suis contente de t'avoir vu et d'avoir...clarifié certaines choses mais ça va s'arrêter là. Tu as ton clan, j'ai le mien. Nous sommes censés être ennemis maintenant. Mais tu resteras à jamais mon meilleur ami.

-Je ne t'oublierai jamais Bella. Il paraissait vivement ému. Ses yeux étaient allumés d'une lueur que je ne connaissais pas. La douleur ?

J'étais triste de le quitter alors que je venais à peine de le retrouver. Ma raison me dictait de partir, mais mes sentiments me criaient de rester, et de ne pas le laisser s'échapper. Je regardais son magnifique visage et respirai son odeur une dernière fois. Nos regards se croisèrent. S'en était trop, et je me jetais à son coup. Et ce fut ainsi que nous nous étreignîmes une deuxième fois. Je finis par m'écarter de lui et murmurais :

-Merci de ne pas m'avoir oublié. »

La seconde d'après j'étais dans ma voiture. J'étais partie. Je ne le reverrai plus. Je ne savais même pas pourquoi il se trouvait à Londres et le temps qu'il y passerait. La seule chose qui me permettait de tenir le coup était la pensée de la fameuse lettre. Je devais la retrouver. Il le fallait.


Et voilà le deuxième chapitre de posté. Il n'y a toujours pas d'histoire d'amour entre Bella et Edward, mais je veux que les choses se fassent progressivement entre eux. Je n'ai pas encore écrit le chapitre 3, parce que je suis actuellement occupée à lire...BREAKING DAWN!!!! Et c'est tout simplement....WAOUH!!! Je me demande qui parmis vous l'a acheté et lu? L'avez-vous trouvé bien? Et j'ai aussi une autre grande nouvelle, le titre en français sera Révélation. Je ne m'y attendais pas trop, et je trouve que Décision aurait été mieux. C'est vrai, la tentation puis l'hésitation amènent forcément à une décision. Mais ce n'est que mon humble avis bien sûr.
En tout cas merci de lire ma fiction.
Merci de laisser des gentils petits coms!!
La suite prochainement.

# Posté le mercredi 27 août 2008 07:35

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 07:07

Chapitre 3

Chapitre 3
Ce fut avec appréhension que je pénétrais dans la gigantesque villa qu'était ma maison. A ma plus grande surprise, je découvris toute ma famille réunie dans le salon. Je fus priée de les rejoindre. Une fois installée dans un fauteuil –à l'exacte opposée de celui de Félix- Aro prit la parole :

« Bien, maintenant que tout le monde est ici, je vais vous annoncer une grande nouvelle. Tanya a décidé d'organiser une très grande soirée qui réunira les familles les plus importantes de l'Angleterre. Nous sommes naturellement invités. Les règles de conduite seront les mêmes que d'habitude. Mais la raison pour laquelle je vous ai réunis est que les Cullen seront aussi présents à cette soirée. Il faudra donc laisser de côté notre hostilité à leur égard et se montrer aussi courtois que possible. Mais essayez tout de même de les éviter, je ne veux pas de scandale alors que de toute la bonne société sera présente.

-Quand aura lieu cette soirée ? Demanda Heidi.

-Dans une semaine. Aillez donc des robes de soirée et smoking convenables d'ici là. Nous nous nourrirons avant de partir. Bien, tout a été dit, retournez à vos occupations.

J'entendais déjà Heidi et Jane parler de robes et bijoux. Peu désireuse de me joindre à la conversation, je suivais Alec, Démétri et Félix qui s'éloignaient. Chacun regagnait sa chambre mais à peine eu-je le temps de faire trois pas que ce que je craignais arriva.

-Bella, m'interpela Félix, j'espère que danseras la première valse avec moi. A moins que tu aies déjà un cavalier.

Je lançais un regard affolé à Démétri qui, heureusement, intervint.

-Ah Bella, tu n'as pas oublié que tu m'avais promis de danser la première avec moi il y a deux semaines quand nous serions invités à une soirée?

Brave Démétri, il avait vraiment un don pour le mensonge.

-C'est vrai ! Oh, excuse-moi Félix, mais je suis déjà prise.

Sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit, je pénétrais dans ma chambre et la fermait à clef. Je devrais penser à remercier Démétri plus tard. Mais pour le moment, mes pensées allaient dans une autre direction. Edward. Il serait chez Tanya demain soir. Je ne savais pas que sa famille était amie avec les Denali. Mais ce n'était pas pour me déplaire, étant donné que cela allait me permettre de le revoir. Je me dirigeais vers ma bibliothèque personnelle, en quête d'Orgueil et Préjugés, notre livre préféré. Je trouvais deux éditions différentes, mais il ne s'agissait dans aucun des deux cas de l'exemplaire d'Edward.

Avant de m'avouer vaincue, je me décidais à aller fouiner dans la bibliothèque d'Aro. La salle était immense, et tous les murs étaient recouverts de livres. J'allais passer un temps fou à chercher un roman qui ne serait peut-être même pas en cet endroit. Mais j'avais l'éternité devant moi pour trouver cette lettre. Je montais sur différentes échelles et finis par tomber sur les romans de Jane Austen. Le livre tant désiré se trouvait juste sous mes yeux. Je m'en emparais et me dépêchais de regagner ma chambre. Je feuilletais le livre, et enfin, je reconnus son écriture. Je pris la lettre avec une extrême précaution, il aurait été dommage de la déchirer. Je pus ainsi lire :

Ma très chère Bella,

Pardonne-moi d'être parti sans te dire au revoir. C'était beaucoup moins dangereux et douloureux pour moi.

Ma première lettre a dû te faire souffrir, mais je savais qu'Aro la lirait, et il ne devait rien découvrir.

Je pars pour rejoindre le clan des Cullen. J'ai rencontré leur chef, Carlisle, chez Tanya alors que je lui rendais visite. C'est un homme tellement bon, et sa famille est si charmante ! Je regrette de ne pas t'en avoir parlé plus tôt, mais j'étais tenu par le secret.

Je veux que tu saches que tu resteras toujours ma meilleure amie, et que si un jour tu souhaites quitter Aro, les Cullen t'accueilleront à bras ouverts. C'est Carlisle lui-même qui me l'a dit. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu pourras me rechercher sous le nom d'Anthony Masen. Je laisserai tout le temps mon adresse et numéro de téléphone à ce nom, et tu pourras ainsi me joindre tout le temps. Je ne pourrai pas faire de même pour toi, car maintenant je ne suis plus dans les bonnes grâces d'Aro, Caïus et Marcus. J'espère que tu comprends.

J'espère avoir l'occasion de t'expliquer plus en détail mon départ précipité de vive voix.

Tu vas cruellement me manquer, Bella.

Tu ne quitteras jamais mes pensées.

Edward.

Je relus deux fois de suite la lettre et me pinçais même pour m'assurer que tout cela était bien réel, que les phrases que j'avais tant rêvé d'entendre pendant quarante ans étaient bien là, inscrites sur cette lettre. Celle-ci ne m'apprenait rien de bien nouveau, elle confirmait juste ce qu'Edward m'avait dit il y a de cela moins d'une heure. Maintenant, je me sentais légère, libre. Je contemplais son écriture majestueuse et ne pouvais m'empêcher de lire et relire les deux dernières phrases qu'il avait écrites : « Tu vas cruellement me manquer, Bella. Tu ne quitteras jamais mes pensées. » Ces mots me procuraient de telles sensations que je pouvais presque sentir mon c½ur battre la chamade. Tout du moins, je l'imaginais. Je restais immobile quelque temps, avant de me rendre compte que je souriais avec béatitude.

Point de vue d'Edward :
« Edward ?

La voix d'Alice venait de penser mon prénom. Je tournais la tête vers elle.

-Qu'est-ce qu'il y a, Alice ?

-Je viens d'avoir une vision. Je pense que tu aimerais la voir.

S'ensuivit une succession d'images.

Bella ouvrait mon exemplaire d'Orgueil et Préjugés. Elle parcourait ma lettre. Elle s'attardait longtemps dessus. Elle murmurait deux phrases « Tu vas cruellement me manquer, Bella. Tu ne quitteras jamais mes pensées ». Ces phrases, je les connaissais mieux que personne, pour les avoir écrites. Un large sourire illuminait ensuite ses magnifiques traits, rendant encore plus irréelle sa splendeur. Elle s'asseyait sur son lit et restait immobile, son sourire rayonnant refusant de s'en aller. Qu'elle était belle...Plus encore que dans mes souvenirs, aussi lointains soient ils. Et dire que jusqu'à il y a quelques heures, j'étais convaincu que je n'existais pas et n'étais pas important pour Bella... Je me sentais sourire, mais je me trouvais comme en transe, inconscient de mes faits et gestes. La douce voix d'Alice me fit redescendre sur terre.

-Edward ? Edward ? Tu m'entends ? Je te tiens au courant si je vois de nouvelles choses à son sujet.

Elle me fit une bise, m'ébouriffa les cheveux, et me laissa seul dans ma chambre. Je ne lui prêtais même pas attention. J'aurai voulu revoir encore et encore Bella sourire. Me repasser ce film dans ma tête, et qu'il ne finisse jamais. Ses yeux bordeaux fondaient et révélaient leur vraie couleur noisette lorsqu'elle était en proie à une forte émotion. Son sourire aurait fait perdre pied à n'importe quel homme à côté d'elle. On pouvait apercevoir de ravissantes fossettes aux coins de sa bouche. Ses boucles brunes aux reflets roux rappelaient ses yeux et tranchaient avec sa peau pâle. J'aurai pu la décrire pendant des heures, m'extasier sur la beauté de ses traits et me souvenir de son incroyable personnalité. Elle était forte, douce avec ceux qu'elle aimait, patiente et compatissante. Elle était intelligente et cultivée, c'était un interlocuteur fort agréable à écouter et toujours intéressant. Son entêtement et sa susceptibilité étaient charmants. Qu'elle soit en colère, joyeuse, ou triste, elle était toujours plus belle que n'importe qui. Une réalité m'apparaissais alors soudainement, ces pensées n'étaient pas celles qu'un homme aurait pour sa meilleure amie. Elles étaient plus. Bien plus.


Point de vue de Bella :
Allongée sur mon lit, je réfléchissais à la soirée qui aurait lieu chez mon amie Tanya. L'ambiance serait plutôt tendue entre Aro et Carlisle, et par conséquent entre les deux familles. La raison pour laquelle ils se détestaient tous les deux était une femme : Esmé.

Il fut un temps où elle vécut avec Aro, et elle fut comme une mère pour moi. Mais un jour elle plia bagages en annonçant qu'elle n'aimait plus mon père, et que son grand et véritable amour n'était autre que Carlisle. Carlisle. Le meilleur ami d'Aro. Mon père se lança à la recherche d'Esmé et la traqua désespérément pendant des mois. Un jour enfin, Démétri retrouva sa trace, et Aro se rendit chez elle. Personne ne sut exactement se qui se passa ce jour-là, mais les deux meilleurs amis se battirent sauvagement. En rentrant à Volterra, Aro nous annonça juste qu'Esmé nous avais remplacé, et qu'elle avait une nouvelle famille à laquelle elle tenait beaucoup. Jane, Alec, Démétri, Félix, Edward et moi nous mimes alors à la détester. Esmé, la douce Esmé, qui nous répétait sans cesse que nous étions ses anges, son rayon de soleil, nous avait oubliés aussi vite qu'elle était partie.

Que l'ancien triangle amoureux se retrouve à la même soirée n'était donc vraiment pas une bonne chose. Déjà qu'Aro avait été détruit par le départ d'Esmé, l'année suivante cela avait été au tour d'Edward de nous trahir. Mon pauvre père avait vraiment beaucoup souffert. Depuis une dizaine d'années, il était en couple avec Heidi. Il ne l'aimait pas, il prenait seulement du bon temps avec elle. Mais la rencontre avec les Cullen était un mal pour un bien, car j'allais revoir Edward. Le revoir était devenu un besoin vital depuis que j'avais lu sa lettre. Vivre sans mon meilleur ami me paraissait désormais presque impossible. Meilleur ami. Ces deux mots sonnaient faux, en tout cas ils n'allaient pas bien à Edward. Il lui fallait une autre étiquette, mais je n'arrivais pas à mettre la main sur laquelle. Connaissance ? Ami ? Frère ? Famille ? Tous ces qualificatifs n'allaient pas. Petit ami ? Ame s½ur ? Destinée ? Grand amour ? Aucun commentaire. Edward n'était rien de tel. En tout cas pour le moment. Lorsque l'horloge sonna les 10 heures, Jane et Heidi –plus surexcitées que jamais- me traînèrent dans les boutiques hautes couture en quête d'une robe de soirée.

Une semaine plus tard :
De la voiture, j'aperçois les lumières qui éclairent la maison de Tanya. Ça y est, la soirée peut commencer.


Et voilà un long chapitre de posté. Je suis désolée, il ne se passe pas grand chose dedans, mais certains points devaient être éclaircis, comme la raison pour laquelle Aro et Carlisle se détestent. Pour ceux qui n'auraient pas compris mes explications, en gros Esmé vivait en couple avec Aro, et elle a rompu pour aller avec Carlisle. Et Aro a fait un truc moche à Carlisle lorsqu'il a retrouvé Esmé quelques mois après leurs rupture. Le prochain chapitre est en cours d'écriture, il sera donc posté dans peu de temps. L'action commencera vraiment à partir de là.
Sinon j'espère que vous avez tous passés une bonne rentrée scolaire. Mon emploi du temps est vraiment nul puisque je travaille 5 jours complets dans la semaine! Mais bon, il y a peut-être pire que moi.
Merci de lire ma fiction, et surtout de laisser de gentils commentaires!!!!!
Pauline

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 09:00